Ria de Muros, Galice

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Ria de Camarinas, Galice

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La Corogne en Galice

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1/ Pour la traversée du Golfe de Gascogne, peu de vent pendant la première moitié au départ du Cap-Ferret. Retardé par des tirs du Centre d'Essai des Landes après les passes d'Arcachon, je traverse de nuit le tombant des 1000 m donc pas de pêche au thon. La seconde moitié a été assez musclée avec un vent d'est 20 à 30 nœuds. Arrivée à Gijon le surlendemain à 2 heures du matin. Après avoir acheté quelques tranches de jambon Iberico, départ vers Ribadeo. Le vent d'est est toujours puissant avec la mer forte qui va avec mais l'allure est au portant donc j'y vais. Cela permet de faire plus de 60 milles en moins de 12 heures. Mouillage dans la nuit à l'abri du vent dans l'entrée de la baie puis dans la matinée j'amarre le bateau dans la marina de Ribadeo qui est bien équipée et accueillante. Dommage que les services soient très vite fermés pour cause de fête locale. Beau feu d'artifice le soir. Je me joint à un petit groupe de bateaux de voyage composé d'un pavillon anglais, d'un norvégien, d'un suisse, d'un franco-hollandais. Ils sont bloqués depuis une semaine par les conditions météo. Partage d'apéros, repas à bord et au restaurant... Après discussion autour du bulletin météo, un départ groupé est décidé sauf le franco-hollandais qui jette l'éponge. Surf dans les vagues entre le cap Ortegal et le cap Prior à la pointe nord-ouest de l'Espagne et toujours sous le soleil. La côte des rias est de plus en belle et l’arrivée à la Corogne magnifique. Beaucoup de bateaux de voyage dans le "puerto deportivo". Je n'ai pas passé la 1ère leçon du cours d'espagnol sur cd-rom... Je n’ai pas commencé à faire de la vraie cuisine... J'ai pas ouvert le bouquin météo de J.Y. Bernot mais l'ami suisse se charge de l'analyse météo qu'il envoie sur le canal VHF 77 toutes les 2 heures ... Je n’ai pas avancé la liste des travaux qui c'est même rallongée... Je n'ai pas encore attrapé de poissons... Je n'ai pas encore chargé les accus de l'appareil photo, il faudra attendre un peu pour les photos... ... mais il y a du soleil et du vent, le bateau marche bien, le moral est très bon.

2/ Après l'agitation de la ville de La Corogne, j'étais content de partir vers les rias de Galice. Après un passage un peu chaud du Cap Vilano qui porte bien son nom, première étape à Camarinas, juste avant le Cap Finistère. Mouillage isolé à l'est de la ria, la petite ville de Camarinas étant à l'ouest de la baie. Toujours du vent d'est très soutenu mais les vagues ne rentrent pas dans la baie. Le pavillon anglais du "groupe" arrive et repart aussitôt après une nuit pour récupérer un équipier à Baiona. Le bateau suisse est bloqué à La Corogne pour un problème de moteur. Je suis resté 3 jours à Camarinas pour flinguer la liste des travaux que je n'avais pas faits avant de partir. Avant de partir, ramassage de palourdes qui sont rejetées aussitôt sur injection d'une galicienne qui m'explique (en français) que c'est le boulot des femmes du pays. En fait, la collecte des crustacés est réservée aux professionnels sur toute la Galice. Ce me sera confirmé plus loin par un garde des îles Cies lors de ma tentative de ramassage de moules attachés aux rochers. Ce n'est pas grave, il y a toujours d'excellents plats de crustacés très bien cuisinés dans les "tapas & vino" de toute la Galice. Les préparations de chipirones, poulpes et moules y sont vraiment excellentes.

De Galice 2007

Le vent d'est tombe finalement. Passage du Cap Finistère avec la risée diesel. Mouillage dans la nuit au milieu des viveros (parcs à moules sous la forme de radeaux amarrés à un corps mort, non éclairés la nuit) dans la ria de Muros. Le lendemain rase-cailloux (toujours au moteur) dans la grande ria d'Arosa qui dispose de plusieurs marinas. Après une semaine de mouillages sauvages, j'avais besoin d'une escale technique. J'ai choisit la marina de Riviera qui s'avère d'un environnement un peu décevant mais le chipirones fritos y était encore une fois excellent, le wifi gratuit, la douche chaude et Paulo, le garde de ce dimanche soir, avait envie de parler français. Le plus impressionnant est le port de pêche qui est très vaste et très industrialisé. Toutes les pêches, de la plus locale à la plus grande pêche outre mer, y sont représentées dans plusieurs bassins.

De Galice 2007

Passage le lendemain vers la dernière baie de Galice qui est la ria de Vigo. J'évite cette grande ville pour me cacher dans l’anse de San Simon au fond de la ria après les viveros, un petit front froid étant prévu pour la nuit. Ca passe et le lendemain de nouveau du soleil pour découvrir les joyaux de cette ria que sont les îles Cies. Plages de sable fin, eau claire, rochers escarpés, chemins dans les eucalyptus et les pins. Voir les photos sur le site web, les piles de l'appareil photo sont enfin chargées. Cet endroit est d'autant plus agréable qu'en ce jour de semaine de septembre, c'est désert hormis 2 bateaux et quelques campeurs. Dernière escale de Galice à Baiona qui est avec la Corogne le port d'arrivée préféré des anglais qui ont traversé le golfe de Gascogne. Toujours le même scénario pour moi dans ces escales techniques : douche, courses, wifi, tapas et le lendemain, je quitte la Galice avec un autre "groupe" de bateaux voyageurs à destination du Portugal. Le vent est revenu.

De Galice 2007

Je suis enchanté de cette croisière en Galice, toujours au portant (private joke pour Loic et Béa). La prochaine lettre sera du Portugal mais pour le moment il faut que je fasse la cuisine, un "j'y-fous-tout" pour ceux qui connaissent.

Vivero, Galice

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Ribadeao, Galice

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