Mouillage sur cette grande plage au niveau d'un point d'eau douce sous les cocotiers. La vie douce... Cueillette de fruits et de cocos. Troc avec les pêcheurs.

Mouillage sur la plage d'un village typique avec des pécheurs très accueillants et l'occasion d'approvisionner des fruits mais je ne n'était tenté par les steaks d'iguanes que l'épicière était en train de dépecer.Après une nuit à l'abri dans la mangrove à coté, j'ai rejoint la magnifique plage à l'est de l'île. Ramassage de bigorneaux, mangues, papayes et cocos.

Pas encore tout à fait en phase avec les marées, je mouille trop prés de la plage de Casaya et donc je m'échoue à la marée basse au milieu de la nuit puis le lendemain, sur l'île de Bayoneta, j'ai laissé un peu de la peinture antifouling de la quille sur un rocher juste à l'endroit d'un mouillage recommandé par le guide de croisière de Panama.

Après une courte halte à Taboga et profitant du vent qui se lève le soir, j'arrive en fin de nuit devant la première île de l'archipel de Las Perlas. Mouillage devant une belle plage entre les rochers. Le bateau Polen arrive en milieu de journée. Anne-marie et Eric préparent une fricassée de bigorneaux et de berniques ramassés sur les rochers. C'est très poissonneux (pagres, perroquets, balistes) ce qui est idéal pour essayer le nouveau fusil sous marin. Le mouillage n'étant pas protégé du vent la nuit, ça tangue fort et on jette l'éponge aprés la deuxième nuit pour rechercher un autre garde-manger plus confortable.

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J'ai déménagé de l'autre coté du causeway qui relie l'île de Flameco au continent. Mouillage rouleur l'aprés-midi, les nuits y sont confortables mais le ponton dinghy est olé olé, la passerelle est au fond de l'eau sur ordre du président et a été remplacée par une navette sur un youyou. Les embarquements des provisions sont acrobatiques. Quand les courses, la lessive et la corvée d'eau sont finies, on peut aller déguster des ceviches au marché aux poissons ou se balader dans le quartier historique de Casco Antiguo.

Aprés une semaine dans la métropole de Panama City, il est temps d'aller chercher un peu de tranquilité à l'archipel de Las Perlas. J'y pars ce vendredi 17 février.

Arrivée dans le Pacifique. La traversée du canal de Panama à cheval sur deux jours a été très facile. Embarquement du premier "transit advisor" (pilote) en milieu d'aprés-midi pour le passage des écluses de Gatun coté Caraïbes et mouillage de nuit à l'entrée du lac Gatun. Le second advisor arrive le lendemain à l'aube afin traverser le lac Gatun à 5 nds, un peu plus sur la moitié du parcours où on déroule le génois : l'advisor apprécie le temps gagné. Les écluses de San Miguel et Miraflores coté Pacifique sont enchainées en tout début d'aprés-midi. J'avais un bon équipage composé d'un allemand, un autrichien et deux handliners panaméens. Les deux pilotes du canal sont arrivés à l'heure ce qui est le plus important pour respecter la feuille de route imposée par le traffic control du canal à la VHF. Ayant fait auparavant un passage comme équipier sur un autre bateau, j'étais assez décontracté pour diriger le bateau. Nous étions le seul voilier à traverser ce jour la, en plus des cargos. A l'arrivée, j'ai mouillé trop près des rochers oubliant que dans le golfe de Panama il y a des marées significatives dont on ne tenait pas compte coté Caraïbes; il a fallu dégager avant la marée basse... Je harcèle Tito (l'agent) afin qu'il m'apporte les documents des autorités autorisant la sortie du pays; il aurait déjà dû me les fournir à Colon depuis plusieurs jours. Je n'aurais pas dû le payer à l'avance.

Informations pratiques sur le passage du canal de Panama.

 

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