Pour le nouvel an, je suis remonté vers la partie centrale des San Blas où sont les plus beaux mouillages avec une barrière de corail, une plage avec de l'eau très claire et des cocotiers. C'est plus fréquenté par les voiliers que la partie est des San Blas. Plusieurs voiliers de charter (français, italiens et US) embarquent des passagers depuis Porvenir ou Narguana où se trouvent les pistes d'atterrissage pour de petits avions arrivant de Panama City. On est loin cependant de l'affluences des Tobago Cays ou de Saint Martin. Il y a toujours possibilité de se décaler pour être seul sur une des 340 îles, en évitant quelques récifs bien visibles lorsque le soleil est au plus haut. Les distances entres les îles sont courtes et la navigation à la voile y est facile parce que l'on est protégé des vagues du large par les barrières de corail extérieures. L'alizé souffle moins fort que dans le reste des Caraïbes. La chaleur est moins étouffante qu'au Venezuela ou qu'à Carthagène. Les nuages sont présents sur les montagnes du continent (isthme de Panama) qui est tout proche mais c'est la saison sèche sur les îles.

Des tour-du-mondistes ont jeté l'ancre définitivement aux San Blas. Par exemple, François et Catherine, mes voisins à Green Island, ont jeté l'ancre aux San Blas depuis 7 ans. Ils fabriquent des bijoux sur leur bateau qu'ils vendent aux bateaux de passage. Je les ai invités à l'apéritif ce soir pour éclaircir cette histoire de Roco qu'ils ont racontée pendant le barbecue sur la plage au réveillon du nouvel an. Roco est un crocodile qui s'aventure en mer. Quand ils sont seuls au mouillage, ils l'ont vu ici sur la plage (on est à 5 km de la rivière sur le continent). J'ai croisé en chasse sous-marine, coté extérieur derrière la barrière de corail, un requin de 2 m que je n'ai pas pris le temps d'étudier plus longuement. Je suis remonté vite fait dans l'annexe et je me contenterai à l'avenir de la protection de la barrière de corail pour chasser tout seul.

Les possibilités d'approvisionnement sont meilleures dans la partie centrale des San Blas que dans la partie orientale mais cela reste basique. Les charters sont obligés de commander les provisions à Panama City et elles sont livrées par 4x4 (Carti) ou par avion taxi (Narguana). A Green Island, des commerçants Kunas viennent de manière irrégulière livrer directement quelques fruits, légumes ou du pain Kuna. Les pêcheurs vendent directement leur pêche de langoustes ou des gros crabes dans les îles du large avant de rentrer au village prés du continent.

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J'ai traversé mi-décembre des îles de Colombie vers la partie est des San Blas (Panama) qui est la moins visitée par les voiliers. C'était l'occasion de voir les villages traditionnels des indiens Kuna et de quelques rencontres individuelles avec des pêcheurs. En général, le secrétaire du village est chargé de récupérer la "petite contribution" ($5 à $8) requise pour avoir le droit de jeter l'ancre et de visiter le village. Les Américains payent aussi 1$ par photo. Ces taxes locales ne s'appliquent pas qu'aux touristes. Par exemple, si le gouvernement de Panama envoie un instituteur dans un village, il doit aussi payer ce "cadeau au chef". Les indiens sont assez paisibles, pauvres mais quasiment auto-suffisants. Ils tirent quelques revenus de la pêche ou de la vente des noix de coco à des bateaux colombiens qui les échangent contre des denrées basiques. Les femmes brodent à longueur de journée des "molats" sur plusieurs épaisseurs de tissus qui constituent encore aujourd'hui leur tenue courante avec de multiples colliers de perles au jambes et aux bras (10 jours pour un habillage complet). Les molats sont aussi vendus aux touristes dans les villages si le chef du village le permet. A Pignos, c'était interdit par le sahila (chef du village) mais les indiens contournent l'interdiction en amenant leurs femmes "visiter" les bateaux. L'approvisionnement dans la partie est des San Blas n'est pas possible pour les voiliers de passage, hormis des bananes, des noix de coco, du poisson, des langoustes et des petits pains fait localement, tout cela à des prix très bas. Un des indiens a remonté avec sa pirogue à la pagaie pendant 2 heures du village vers une île au vent où j'avais posé l'ancre afin de m'apporter 10 petits pains Kuna contre la modique somme totale de $1. Il était un peu fatigué parce que le vent était fort ce jour et il faut écoper souvent dans une pirogue qui traverse les vagues en mer. Je l'ai fait manger, boire et se reposer puis il est reparti à la voile au portant sans faire la journée de pêche qu'il avait prévu. Comme la plupart sont démunis de tout, c'était l'occasion de vider mon bateau (cordes, casquettes, tee-shirts...) mais je n'avais pas de magazines avec des photos qui sont le cadeau que les indiens préfèrent. Si vous venez aux San Blas, n'oubliez pas d'emmener des "Match" ou "Femme d'aujourd'hui"... Les restes de mon ancienne grand-voile qui n'avaient pas été utilisés pour la paillote à l'arrière du bateau équipent maintenant deux pirogues ("ulu" en Kuna) qui pêchent entre Playon Chico et Aridup. J'en suis très fier et content pour eux parce que leurs vieilles voiles faites de sacs et tissus cousus étaient vraiment pourries. Cela m'a valu par ailleurs un problème parce, en donnant le morceau le plus grand au plus jeune, je n'ai pas respecté la tradition. Le plus âgé est venu se plaindre le lendemain. Il a fallu que je lui offre une paire de palmes pour rattraper ma bévue. Merci est un mot qui n'existe pas en Kuna mais au moins j'étais facilement approvisionné en langoustes ($5 les grosses, $2 les petites). Au moins 2 ou 3 jours l'an, les Kunas se lâchent en s'enivrant avec de la "chicha", une décoction toxique préparée avec des herbes et des écorces de la montagne. C'était le cas l'autre jour à Isla Tigre et ils invitaient les étrangers à boire un coup. Voyant des femmes en habits traditionnels que l'on ramenait ivres à leurs cases en les traînant par terre, je suis resté à distance.

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En route pour l'archipel des San Blas via les îles de la Colombie (Rosario, San Bernado...). Pas d'internet aux San Blas. Pour me contacter, envoyer un message court (SMS) par satellite dans la page Contacter. Retour à la civilisation prévu début janvier 2010 dans un port de Panama, probablement Panamarina. Bonnes fêtes de fin d'année.

Carthagène est une escale extraordinaire. Pas pour le mouillage où l’on crève de chaud, dans une eau sale, bruyant et sans commodités au club nautico qui est en reconstruction. L'intérêt se trouve dans la ville, il faut rester le moins possible dans le bateau.

Au milieu, le centre historique à l'intérieur de fortifications datant des conquistadors hollandais et espagnols. Les grandes maisons sont du style baroco colonial avec des beaux balcons qui rappellent l'Espagne. La promenade y est agréable, la pression touristique est supportable. La musique (salsa, rumba...) dans les bars est polluée par la soupe internationale électro-rap-machin-chose mais il y presque tous les soirs dans la cité des concerts de musique caraïbes, colombienne ou latino de bonne qualité qui sont fréquentés par les étudiants. Plusieurs universités régionales sont localisées dans ces belles maisons du centre.

A l'ouest, le quartier moderne de Boca Grande le long de la plage avec des tours façon Miami. Je n'y ai pas mis les pieds. Ce serait sur cette plage qu'on trouve des messieurs américains dégustant des beignets à la cocaïne avec de jeunes colombiennes tarifées.

A l'est, les quartiers populaires, plein de vie et de ressources. Pour ceux qui ont renoncés comme moi aux réparations sur le bateau, c'est là que nous nous passons une grande partie de nos journées entre le marché, les ateliers à même le trottoir, les boutiques avec des produits sans marque et d'un autre âge et les vendeurs de rue. Pas besoin de cuisiner au bateau, les cantines proposent pour 5000 pesos (2 euros) une soupe et un plat du jour. J'ai bien aimé aussi les arepas queso (galette de mais au fromage) ou les douceurs au coco. J'ai mangé tellement de fruits tropicaux découpés par les vendeurs de rue que l'alerte tourista a été déclenchée les premiers jours à moins que ce ne soit à cause de l'eau de la marina. Le grand marché Bazurto est un peu limite du point de vue sanitaire. Certains le disent hors limite, il est vrai que le sol est jonché d'ordures, mais il regorge de fruits, légumes, viandes y compris un appareil digestif de bœuf complet si cela vous chante, poissons avec mouches, batteries de cuisine, vêtements, guirlandes de Noël clignotantes et autres accessoires indispensables. Pas besoin de marchander, les prix sont tous bas. Les camions arrivent de l'intérieur du pays, se frayent un chemin dans les allées étroites puis déversent leur tombereau dans des caisses achetés par les détaillants. Si vous avez besoin d'un porteur, ils sont très présents avec leur caddies piqués à l'hypermarché Carrefour voisin et joliment agrémentés d'un enjoliveur en guise de calandre avec une plaque d'immatriculation en bois sur lequel ils ont écrits leur nom. Le réparateur spécialisé dans les zapettes de télévision est sur le trottoir près de l'atelier qui va vous fabriquer sur mesure pour 3 dollars le brûleur de votre gazinière devenu introuvable chez le fabriquant. A coté, la boutique qui vend les pièces en cuir et en liège pour faire des chaussures en kit. Un peu de colle et un cutter et de peinture, vous voilà avec des bottillons très chic parisien.

En continuant l'avenue, vous tombez dans le domaine de l'automobile avec les boutiques ultra-spécialisés, les vidanges directement sur le trottoir et les transformateurs qui fabriquent une tondeuse à gazon à partir d'une 4L (j'ai inventé cet exemple mais ici tout est possible). Toute cette activité est noyée dans un concert de salsa, de klaxons et de taxi- moto pétaradants.

Je ne recherche pas à priori ce genre d'escale mais je ne suis pas déçu par Carthagène. J'ai fait le plein de foule, de couleurs, de musiques, de plats locaux et d'approvisionnements avant la retraite aux San Blas pendant les prochaines semaines et le réveillon avec les indiens Kunas et les langoustes.

La paillote et le hamac sont prêts pour affronter la rigueur de l'hiver tropical aux San Blas

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Une presqu'île formée depuis quelques années par les alluvions du rio Magdalena. Coté mer, la plage est recouverte du bois des Andes transporté par le fleuve. Coté lagune, une plage de sable noir avec des petits cabanons où les habitants de Blanquilla, la grande cité voisine, viennent passer leur dimanche. Le vent tient bon ce qui éloigne les moustiques et dissipe les odeurs de vase. Une famille de pêcheurs nous prépare un poisson grillé qui sera partagé avec les habitués du club de planches à voile autour d'un feu sur la plage. Le bus tout à fait latino nous amène à la petite ville voisine de Puerto Columbia qui est organisée autour d'un longue jetée où s’amarraient autrefois les bateaux amenant les immigrants venus d'Europe.

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Bahia Guaïraca, Colombie

- Par dans Escales

Une des 5 baies prés de Santa Marta, avec une belle plage de sable blanc sur le coté ouest et surtout une végétation abondante comme il n 'y en avait pas sur les îles du Venezuela. Quelques barques pêchent la nuit au lamparo. De rares villas bien intégrées dans les arbres y sont construites par des familles de Santa Marta. Pêche, plongée, petite randonnée dans la baie voisine et gâteau au chocolat préparé par la doudou Isabelle de Fidji. On ne s'en lasse pas mais la météo nous chasse. Nous n'aurons pas le temps d'aller mouiller sur la plage de sable noir au fond de la baie où se trouve le village de pêcheurs, à l'intérieur du parc naturel national.

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Cabo de la Vela, Colombie

- Par dans Escales

Au Cabo de la Vela, le ventilateur est toujours à puissance max (20 à 30 nds). Les bateaux de passage mouillent une nuit, abrités juste derrière le cap, pour se reposer mais je suis pas d'humeur. Au hasard, je traverse la baie de 2 ou 3 miles vers le village au fond. Accueil très chaleureux des locaux fortement typés Indien des Andes, toujours contents que des bateaux de passage viennent jusque là. Ils vivent de pêche. Les Colombiens viennent de Bogota, Medellin, etc. pour passer le week-end dans des hôtels très sommaires. Quelques routards européens connaissent le coin pour faire du surf à voile. Mon contact "Henri" me fait visiter les cabanes rudimentaires de toute la famille. Sa fortune est un hors bord pour sa barque de pêche. Achat d'un bracelet tissé par les indiennes mais je fais l'erreur de sortir une grosse coupure échangée à Curaçao. Panique, elles n'ont pas la monnaie. C'est parti pour faire la tournée des bars avec Henri afin de faire de la monnaie. Le jeu consiste à commander dans chaque cabane du village 2 bières importées par le trafic avec le Venezuela tout proche. Je ne contrôle plus rien mais Henri tient le cap. La conversation tourne autour des 3 mots anglais que connaît Henri et des 3 mots espagnols que j'ai difficilement appris au Venezuela. Le soir, je ne suis pas en état de vérifier les billets qui s'échangent mais le lendemain les comptes s'avèrent très honnêtes. Je quitte la baie au matin. Henri me rattrape en rentrant de la pêche de nuit et me lance quelques petits poissons dans le cockpit. Je lui remets une lettre de recommandation qu'il exhibera aux prochains plaisanciers de passage pour vendre ses services.

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En escale à Aruba, la dernière des îles néerlandaises juste avant la Colombie. Le sud d'Aruba est dédié au raffinage de pétrole vénézuélien. Les hôtels et les plages pour les touristes hollandais sont dans le nord de l'île. Les voiliers de passage sont tolérés au milieu, au mouillage dans l'axe de la piste de l'aéroport international.

La navigation depuis Curaçao a été effectuée de concert avec Isabelle et Patrick, ancienne hôtesse et skipper de Switch Croisières aux Antilles, maintenant en grand voyage sur leur Gin Fiz nommé Fidji. Depuis notre rencontre à Spanish Waters, nous avons partagé plusieurs soirées autour d'excellents ty-punch et pizzas préparés par la charmante "Doudou" tout en étudiant les constellations dans le ciel étoilé. Fidji part demain lundi vers la Colombie. Plusieurs des autres copains de Spanish Waters sont déjà arrivés à Carthagène pour les 8 jours de fêtes début novembre.

Départ d'Aruba prévu mercredi 11 Novembre après avoir bouclé mes tâches professionnelles. En perspective, plusieurs jours de cabotage avec des étapes de 50 à 100 miles sur la côte sauvage au pied de la Sierra Nevada. Si je ne m'arrête pas plus d'une nuit par étape afin de profiter de cette fenêtre météo, je serais à Carthagène juste à temps pour l'élection de la Miss Colombie qui le point culminant de la semaine de fêtes. Si je traîne à l'étape des "5 baies" à mi-parcours avant Santa Marta, je ne serais à Carthagène que fin novembre. Tant pis pour la Miss Colombie mais peut être qu'à Panama...

Retour à Curaçao après 6 mois de travail en France. Le bateau a bien tenu sur ses 2 ancres. L'intérieur est bien sec, il n'y a pas d'humidité comme à Grenade l'an dernier. Il faut dire que la météo a été clémente pendant cet été cyclonique. Pas de renverse des vents qui aurait pu emmêler les 2 ancres. Le grand panneau solaire resté pour maintenir les batteries est hors service (surchauffe, orage ?). L'ordinateur pour la cartographie numérique était dans le coma à mon retour et je crois qu'il est définitivement mort après que je lui est ouvert le ventre.

Les news de Curaçao :

On a perdu le consul US parti se baigner après une dispute avec sa femme ! Toujours est-t-il qu’on a retrouvé qu’un short et un téléphone portable sur la plage. A-t-il était bouffé par les requins ? A t’il maquillé sa disparition pour aller prendre du bon temps à Carthagène ? Les sbires de Chavez l’ont-il coulé avec les pieds dans du béton ? Les Coast Guards ont patrouillé pendant plusieurs jours avec l’hélico à basse altitude pour le rechercher.

L’administration locale est sous pression avec le trafic de drogue et l’immigration clandestine venant du Venezuela. Les dernières lois de Chavez ont incité les riches vénézuéliens à stocker leurs avions privés et grosses vedettes à moteurs sur Aruba, Bonaire ou Curaçao (Antilles Néerlandaises). Dans un premier temps, le bureau d’immigration du port n’a pas voulu tamponner mon passeport parce que j’avais déjà eu un tampon à l’aéroport. Après plusieurs allers et retours entre les différentes administrations, jusqu'à 5 officiels s’occupaient de mon cas ce qui commençait à m’inquiéter. Finalement, l’agent de l’immigration a été forcé de mettre un nouveau tampon sur mon passeport mais pour marquer sa mauvaise humeur, elle l’a daté en 2008. Tout c’est bien terminé quand un des officiels du port m’a accompagné pour souffler dans les broches de la femme de l’immigration. Je suis autorisé jusqu’à fin novembre.

Les navigateurs ont recueilli avec l’aide du parc d'attraction local un baleineau qui a été nommé Sully. Il est nourri dans un bassin sur une plage. Des volontaires se relaient jour et nuit pour lui gratter le ventre avec une brosse. Il aime ça et ne veut plus partir malgré les essais de le ramener au large. L’histoire va probablement se terminer par un transport en avion vers un parc d’attraction aux USA.

Le mouillage dans la baie Spanish Waters est saturé parce que pas mal de bateaux ont déserté les ports sur la côte du Venezuela où il y a un sentiment d'insécurité. Le restaurant Sarrafundy qui servait de point de rencontre pour les navigateurs de Spanish Waters a brûlé l’hiver dernier et il n’a pas été reconstruit. Il est remplacé par le bar du club de voile où l'on peut partager quelques Amstel Bright (bière hollandaise) pendant les « Happy Hours » en fin de journée.

Gus : Le drapeau breton de Ty-Yann flotte de nouveau dans les alizés.

Le mouillage de Spanish Waters vu des barres de flêche, avec l'antenne Wifi pour se connecter à Internet.

Timo et Annemieke sont arrivés de Hollande en bateau puis ils ont construit une maison flottante.

Nuit noire dés 18h30 sous les tropiques. A Curaçao, c'est l'heure d'une Heineken ou d'une Amstel.

Je reste à Curaçao pendant tout le mois d’octobre pour finir des tâches professionnelles via Internet puis viendront les travaux sur bateau : carénage, réservoir de gasoil plein de boue, peinture dans le cockpit et plusieurs équipements en panne. La nouvelle grand-voile doit arriver de Honk Kong dans 10 jours. Début ou mi-novembre devrait être plus propice pour faire route le long de la côte de Colombie afin d'arriver en décembre aux San Blas, le mois auquel la force des orages commencera à diminuer. J’ai rencontré plusieurs équipages français, canadiens ou anglais qui vont faire la route depuis Curaçao. Les hollandais qui sont en grande majorité préférent rester sur Curaçao.

Au mouillage dans Spanish Waters, une baie bien protégée sur l'île de Curaçao entre le Vénézuéla et la Colombie. Pendant mon retour en France pour travailler pendant quelques mois, je vais y laisser TY-YANN à l'ancre, sous la surveillance de Timo et Annemieke, un couple de Hollandais qui réside dans un house-boat juste à coté. L'appareil photo étant toujours myope, j'ai juste capturé quelques images avec le téléphone.